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8 mars 2018

 
 
8 mars 2018

Le 8 mars Marie Lajus Préfète de l'Ariège et Karline Bouisset Procureure de la République signent au lycée du Couserans à St Girons le 6ème plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes.

Le 6ème plan départemental de lutte contre les violences faites aux femmes

2 atouts: un partenariat élargi et un pilotage à plusieurs niveaux

 Le plan a été conçu en concertation avec l’ensemble des partenaires:

 - des services de l’Etat: services de sécurité, justice, hébergement et logement, secteur hospitalier et santé, éducation, ARS

- du conseil départemental, des communes et des établissements publics de coopération intercommunale

- des organismes sociaux

- du réseau associatif: droits des femmes et égalité, aide aux victimes, hébergement, insertion des jeunes, loisirs et animation….

Cette approche inter-partenariale est indispensable à l’amélioration des réponses apportées aux victimes et à la prévention des violences sexistes.

 4 groupes de travail thématiques affinent, coordonnent et mettent en œuvre les prises en charge aux différents niveaux d’interventions:

 - Le volet judiciaire, piloté par le procureur, permet d’encadrer les procédures et d’améliorer la protection des victimes.

- Le volet sanitaire, pris en charge par les médecins responsables de l’UAV-CHIVA, pour consolider la réponse sanitaire aux violences sexistes, améliorer la coordination des partenariats, la formalisation des procédures et la formation des professionnels de santé.

- L’hébergement placé sous la responsabilité du service intégré d’accueil et d’orientation il est destiné à favoriser la formalisation ou l’amélioration des procédures existantes pour l’accueil des victimes de violences sexistes, l’évaluation des besoins d’hébergement et la veille sur l’accès au logement.

 - La prévention auprès des jeunes, mise en oeuvre par la direction des services départementaux de l’Éducation nationale, vise à l’harmonisation et l’impulsion d’actions de prévention des violences sexistes auprès des jeunes.

3 objectifs

Consolider le parcours de sortie des violences

Répondre à la diversité des situations, des territoires et des formes de violences

 Prévenir les violences en luttant contre le sexisme et la récidive.

38 actions pour

Renforcer les dispositifs d’accueil et de protection des victimes et les faire connaitre des professionnels et du public: accueils de jour, LEAO ( lieux d’écoute, d’accueil et d’orientation) Téléphone grand danger

Développer la formation des professionnels notamment des professionnels de santé et de premier recours, des professionnels des services de sécurité et des professionnels au contact des enfants et des jeunes

Faciliter l’accueil et les mobilités en territoire rural

Proposer une prise en compte plus adaptée des publics fragilisés comme les enfants exposés et donc victimes des violences conjugales, les jeunes femmes et les victimes de la prostitution et de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle

Prévenir la récidive des auteurs et la prévention du sexisme et des violences sexistes auprès des jeunes

La dynamique à l’oeuvre en Ariège

 Bilan des actions menées ces trois dernières années

 Amélioration de l’accueil des victimes

 4 accueils de jour violences conjugales créés depuis 3 ans à Foix, Pamiers, Saint Girons, Lavelanet

5 appartements d’hébergement d’urgence dédiés aux victimes de violences conjugales créés en 3 ans, dont le dernier vient d’ouvrir cette semaine

3 «téléphones grave danger» disponibles depuis 2016

5 permanences spécialisées d’accueil et d’accompagnement des victimes de violences sexistes sur l’ensemble du département et animés par les associations (CIDFF, Volonté de femmes en Ariège et ASJOA) et le CHIVA (unité d’accueil des victimes de violences)

 Formation des professionnels et la prévention

800 professionnels formés au cours de 27 interventions sur les sujets des enfants exposés aux violences conjugales, des conséquences psychotraumatiques des violences ou du réseau d’accueil et des nouvelles mesures de protection

5000 élèves sensibilisés à la prévention des violences sexistes, le respect mutuel et les relations amoureuses

30 campagnes de communication destinées au grand public : soirées ciné débats, expositions, installations interactives …

Organisation de l’action publique

Le recensement local des violences sexistes permet de mieux prévenir et de mieux agir

862 victimes de violences conjugales dont 96 % de femmes se sont présentées dans les différents services d’accueil du département. 46% d’entre elles déclarent avoir porté plainte.

120 viols et agressions sexuelles relevés ces 3 dernières années par les services de gendarmerie et de police. 90% des victimes sont des femmes et des filles. 68% des victimes sont des personnes mineures dont une majorité de filles (84%). 69 % des viols et 68% des agressions sexuelles ont été perpétrés sur des victimes mineures.

 Les 3 actions présentées le 8 mars au lycée du Couserans illustrent également la dynamique à l’oeuvre dans le département.

Plaidoyer contre les violences conjugales imaginé et créé le 6 février dernier, par les BTS SP3S et des terminales SP2S pour leurs camarades du lycée du Couserans et du lycée Camel sous forme d’ateliers de 9h à 17h, avec l’appui des professionnels du réseau de prévention et de prise en charge des victimes de violences sexistes : gendarmerie, planning familial, associations d’aide aux victimes (CIDFF, VFA, ASJOA).

Une belle réalisation dont la plaidoirie jouée par les lycéennes dit toute la qualité du message de prévention porté auprès des jeunes pour gagner le combat culturel pour l’égalité, première priorité, pour lutter contre les violences et construire une société égalitaire.

Un pool d’accueil et d’hébergement d’urgence en Pays d’Olmes, pour les femmes victimes de violences conjugales par un collectif de partenaires au sein du groupe de travail sur les violences sexistes et intrafamiliales du CISPD du Pays d’Olmes animé par Sylvia Guerrero, élue du Pays d’Olmes.

Ce projet en cours de création a pour vocation de créer un véritable pool d’accueil des victimes de violences sexistes et d’étendre l’ouverture de l’accueil de jour pour femmes victimes de violences conjugales de ½ journée par mois à 1 jour par semaine.

C’est ce même travail partenarial qui a permis d’organiser un hébergement d’urgence pour les femmes victimes de violences conjugales avec ou sans enfant depuis fin 2017. Ce dispositif s’intègre totalement au précédent qu’il complète.

Cette réalisation portée par la volonté d’un CISPD, d’un groupe de partenaires, des associations et surtout par l’engagement des élu.es permet de faciliter le parcours des victimes. On peut saluer sur cette opération une coopération renforcée avec les services de gendarmerie.

 Court-métrage sur les violences conjugales réalisé par les personnels hospitaliers du CHAC.

Cette œuvre collective, que l’on peut visioner sur YouTube, donne à voir l’engagement sans faille des professionnels de santé en Ariège, qui sont souvent les premiers à être au contact des femmes victimes de violence.

Comité interministériel aux droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes du 8 mars 2018.

 > DP_ Comité interministériel égalité - 08.03.2018 - format : PDF - 0,38 Mb

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Autour du 8 mars en Ariège: tous les évènements

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Tour de France de l'égalité dossier de presse

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