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Comité local abattoirs de l'Ariège

 
 

La préfète de l’Ariège Marie Lajus, a installé le 20 novembre 2017, le comité local abattoirs de l'Ariège

Animé par la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (services vétérinaires), ce comité a rassemblé des représentants des abattoirs et des éleveur des filières viandes d’animaux de boucherie et de volailles, des représentants de la société civile (consommateurs et association de protection animale), des institutionnels ainsi que des élus locaux.

Cette création concrétise, au niveau départemental, une des propositions du rapport du 20 septembre 2016 de la commission d'enquête parlementaire sur les conditions d'abattage. L'objectif du comité local abattoir est de favoriser les échanges d'informations entre les acteurs de la filière d'abattage et les différentes parties intéressées au plan local, tout en améliorant la transparence sur le fonctionnement des abattoirs.

Le département de l’Ariège dispose de deux abattoirs d’animaux de boucherie à Pamiers et Lorp-Sentaraille, et de quatre petits abattoirs de volailles agréés. Ces structures assurent l’abattage d’animaux issus essentiellement du département. Elles sont un maillon économique et stratégique pour l’élevage du département.

La réunion a permis de rappeler l’organisation des services de l’Etat dans les abattoirs et la réglementation applicable tant en matière de sécurité sanitaire des aliments que de protection animale. Ce premier comité a également été l’occasion d’évoquer les actions conduites et restant à conduire pour garantir la maîtrise de la protection des animaux dans les abattoirs. Il a ainsi permis de confirmer les compétences et la technicité des acteurs de la filière en matière de bien-être animal.

La DDCSPP insiste sur le juste équilibre à trouver entre les problématiques sociétales et commerciales : si un animal est abattu pour être consommé, il n'en demeure pas moins un être vivant doué de sensibilité [Cf Article L.515-14 du Code Civil] qu'il faut respecter dès son arrivée à l’abattoir, jusqu’à sa mise à mort.

Les échanges ont porté par ailleurs sur l’abattage d’urgence, à la ferme ou à l’abattoir, de manière à préserver tant le bien être animal, en limitant le transport de bêtes blessées, que l’impact économique lié à la valorisation de la bête. Cela a montré la nécessité de réaliser un état des lieux qualitatif et quantitatif d’ici la fin 2017, en vue de débouchersur des propositions concrètes début 2018.

La question de la préparation des animaux en amont de leur arrivée à l’abattoir a donné également lieu à des discussions (état de santé, propreté des bêtes…) et à des engagements de la profession en la matière.

En conclusion, la préfète a remercié les membres pour la richesse des discussions qui ont démontré toute l’utilité de cette commission. Elle a également tenu à saluer les personnes travaillant en abattoirs pour leur professionnalisme et a indiqué avoir conscience des difficultés de ces métiers, comme elle a pu l’observer lors de sa dernière visite en abattoir.

La préfète souhaite s’appuyer sur cette instance pour continuer à améliorer les pratiques contribuant au développement des circuits courts et à la qualité des produits locaux.

Pour en savoir plus

http://agriculture.gouv.fr/abattoirs-quel-est-le-role-de-letat

Les abattoirs en France

http://agriculture.gouv.fr/les-abattoirs-en-france-questions-reponses

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