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Ne rien laisser passer

 
 

Le  25 novembre 2017  le président de la République a déclaré l’égalité entre les femmes et les hommes Grande cause nationale du quinquennat. Dans son discours à l’Elysée, il a énoncé les premières mesures gouvernementales qui porteront sur la  lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

Premières mesures gouvernementales qui porteront sur la  lutte contre les violences sexuelles et sexistes.

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L’éducation, l’accompagnement des victimes, le renforcement de l’arsenal répressif, tels sont les 3 piliers qui soutiendront les actions menées. Elles s’inscrivent dans le cadre d’un plan quinquennal de lutte contre les violences sexuelles et sexistes, dans lequel tous les ministères seront impliqués. En voici quelques exemples.

L’éducation

Pour mener le combat culturel de l’égalité et changer les choses en profondeur, l’éducation reste le 1er levier, avec notamment: 

  •  la formation des professionnels de la petite enfance pour déconstruire les représentations sexistes dès le plus jeune âge.
  •  le lancement d’une opération de lutte contre la pornographie et le cyber harcèlement au collège menée auprès des collégiens mais aussi des parents
  •  l’interpellation des publicitaires, industries de la mode et du jeu vidéo pour les inviter à « sceller un pacte de l’égalité » et  ainsi combattre contre les stéréotypes sexistes

Un effort particulier sera déployé pour la formation des agents de l’Etat dans un souci d’exemplarité, avec la mise en place d’un grand plan de formation initiale et continue dans le secteur public, notamment auprès des cadres.

Afin de sensibiliser la toute la société à cette grande cause nationale, le Président a annoncé le lancement d’une grande campagne de communication nationale et locale sur le modèle de celle menée pour la sécurité routière. Sur toute la durée du quinquennat, cette campagne aura pour objectif de: 

– sensibiliser la société pour une prise de conscience collective
 – informer les victimes sur les démarches à mener
 – responsabiliser les témoins

L’accompagnement des victimes de violences sexuelles et sexistes

Aujourd’hui, moins d’une femme sur 5 dépose plainte, le gouvernement souhaite mettre en place plusieurs mesures pour mieux accompagner et soutenir  les victimes dans leur démarche :

  •  la mise en place d’une procédure de signalement en ligne pour faciliter le dépôt de plainte et orienter vers les centres d’aide
  •  la possibilité pour les victimes de  de déposer plainte hors les murs du commissariat, dans les centres d’accueil
  •  le recueil de preuves sans dépôt de plainte dans les unités médico-judiciaires

D’autres actions sont également prévues: 

  •  la mise en place des arrêts à la demande en soirée pour les bus
  •  le lancement d’une application numérique pour les victimes de cyber harcèlement ;

La répression des auteurs 

Le 3ème axe concerne l’arsenal répressif qui doit encore être renforcé, 3 mesures phare ont été annoncées :

  •  la pénalisation du harcèlement de rue avec la mise en place du « délit d’outrage sexiste » verbalisable
  •  l’allongement du délai de prescription à 30 ans pour les crimes sexuels commis sur mineurs
  •  la fixation d’un âge de présomption de non consentement à une relation sexuelle.

Pour mener à bien ces actions, le Président a annoncé une hausse de 13% du budget alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles sanctuarisé sur toute la durée du quinquennat et un budget interministériel de 420 millions d’euros dès 2018 pour l’Egalité entre les femmes et les hommes.

Les engagements de l'Ariège dans la lutte contre les violences faites aux femmes

Données chiffrées

 328 victimes de violences conjugales reçues par les services d’accueil des victimes, sécurité, social, médical, associations, en 2016.

 - 271 en 2015,263 en 2014,282 en 2013,218 en 2012,279 en 2011

120 infractions de viols et agressions sexuelles relevées de 2014 à 2016 par les services de police et de gendarmerie. 90% des victimes sont des femmes et des filles. 68% des victimes sont des personnes mineures, dont une majorité de filles (84%).

Mesures engagées

En Ariège, la lutte contre les violences sexistes est définie au sein de plans triennaux dont le 6ème est en cours de validation auprès de l’ensemble des partenaires qui œuvrent dans ce champ. L’exécution de cette action concertée couvre majoritairement les violences conjugales et sexuelles et propose de consolider le parcours de sortie des violences, de répondre à la diversité des situations, des territoires et des formes de violences et de prévenir les violences en luttant contre le sexisme et la récidive des auteurs.

 Il s’agit de- Renforcer les dispositifs d’accueil et de protection des victimes et la formation des professionnels, de faciliter l’accueil et les mobilités en territoire rural,  - Proposer une prise en compte plus adaptée des publics fragilisés comme les enfants exposés et donc victimes des violences conjugales, les jeunes femmes et les victimes de la prostitution et de la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, - Prévenir la récidive des auteurs et contribuer à la prévention du sexisme auprès des jeunes.

La réussite de cette politique locale s’appuie sur un partenariat qui engage depuis de nombreuses années aux côtés de la préfète, de la procureur et du président du conseil départemental, et sous le pilotage de la mission départementale aux droits des femmes de la DDCSPP, des acteurs qui oeuvrent en réseau: services du conseil départemental, mairies et communautés de communes avec leurs CLSPD, services de l’État: sécurité, secteur hospitalier et santé, organismes sociaux, réseau associatif.

 Ces partenaires agissent sur plusieurs champs:

 ▶ L’amélioration de l’accueil des victimes

 - 4 accueils de jour Violences conjugales créés depuis 3 ans à Foix, Pamiers, Saint Girons, Lavelanet

- 5 appartements d’hébergement d’urgence dédiés aux victimes de violences conjugales créés en 3ans, dont le dernier vient d’ouvrir cette semaine,

- 3 téléphones grave danger disponibles depuis l’année dernière

- Développement, avec l’appui de l’Etat et des collectivités territoriales et CISPD, de 5 permanences spécialisés d’accueil et d’accompagnement des victimes de violences sexistes sur l’ensemble du département et animés par les associations (CIDFF, Volonté de femmes en Ariège et ASJOA) et le CHIVA (unité d’accueil des victimes de violences)

 ▶ La formation des professionnels et la prévention

 - en 3 ans, 800 professionnels ont été formés au cours de 27 interventions sur les sujets des enfants exposés aux violences conjugales, des conséquences psycho traumatiques des violences ou du réseau d’accueil et des nouvelles mesures de protection.

- plus de 5000 élèves sensibilisés sur la prévention des violences sexistes, le respect mutuel et les relations amoureuses ces 3 dernières années

- 30 actions de communication grand public: soirées ciné débats, expositions, installations interactives …ces 3 dernières années

- Prévention de la récidive des auteurs par l’organisation de groupes de parole animés par le SPIPP, de stage de responsabilisation animés par l’ASJOA et le CIDFF

 ▶ L’organisation de l’action publique

 Recensement local des violences sexistes pour mieux prévenir et mieux agir:

 - en 3 ans, 862 victimes de violences conjugales dont 96 % de femmes se sont présentées dans les différents services d’accueil du département. 46% d’entre elles déclarent avoir porté plainte.

- 120 viols et agressions sexuelles relevés ces 3 dernières années par les services de gendarmerie et de police. 90% des victimes sont des femmes et des filles. 68% des victimes sont des personnes mineures dont une majorité de filles (84%).

 Création d’une formation thématique de lutte contre les violences faites aux femmes, présidée par la préfète de l’Ariège et vice-présidée par la procureur de la République et le président du conseil départemental, pour coordonner les acteurs et ajuster les dispositifs de prévention et d’accompagnement qui s’est réunie pour la première fois le 18 janvier 2017.

#Orange day en Ariège

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Les 16 journées d’action contre les violences faites aux femmes sont une campagne internationale qui a lieu chaque année, du 25 novembre (Journée internationale de l’élimination de la violence à l’égard des femmes) au 10 décembre (journée des droits humains). Créée en 1991 par le centre pour le leadership global des femmes, cette campagne permet d’agir de manière stratégique et globale pour la prévention et l’élimination de la violence à l’encontre des femmes.

Depuis 2014, la couleur officielle de cette campagne est la couleur orange, qui symbolise un avenir meilleur et un monde plus juste, sans violence à l’encontre des femmes.Son objectif est d’inciter les acteurs et actrices de la société civile à se mobiliser dans des actions de sensibilisation, de créer un espace de discussion autour des enjeux et des solutions face aux violences.

L’illumination en orange de monuments emblématiques a pour objectif de sensibiliser de nouveaux publics et de diffuser un message de tolérance zéro face aux violences faites aux femmes.Les illuminations symbolique de la préfecture de l’Ariège, de la mairie de Foix et de la façade du palais des évêques à St Lizier, menées en collaboration avec le club Soroptimist* de Foix on marqué le premier jour de mobilisation contre les violences sexistes dans notre département.

Pour en savoir plus

http://stop-violences-femmes.gouv.fr/ne-rien-laisser-passer.html